26 mars 2012

Un homme, une tondeuse, 40 minutes et des gros mots

Je sais pas à quoi tout cela peut être lié, mais les mecs doivent etre génétiquement programmés pour jurer (mais grave) dès qu'ils touchent à un outil - et accessoirement, ca les fout en boule aussi, avec une humeur proche de celle d'un pitt-bull qu'a pas bouffé depuis 3 jours entiers - faut m'expliquer pourquoi?

Mise en situation, l'homme bricole tantôt pour réparer la tondeuse, et direct, il trouve pas ce qu'il cherche (fait logique, puisqu'il y'a un bordel monstrueux dans ce qui lui sert d'établi) et direct, on a eu vent d'un (bouchez vos chastes oreilles) "mes couilles!", comme si, si un jour je ne trouvai pas ma louche dans ma cuisine (rangée, elle, comparée à l'établi de l'homme) je disais "mes nibards!" ou pire "mon frifri!", nan, moi ma louche, je la trouve direct, premier tiroir à droite de la plaque de cuisson, c'est sa place, je la prends, je m'en sers et je la range, moi!

Et c'est là qu'arrive le pire, parce que tiens toi bien, j'ai eu le droit à un superbe "il est où mon tournevis cruciforme???" (tu vois, celui qui est en forme de croix au bout. Alors là, tu sais que si tu trouves pas le crucimachin, ca va gueuler et limite, ça va etre de ta faute), alors je réponds doucement "euh, j'sais pas moi, ton crucitruc, rappelles-toi donc de la derniere fois pour laquelle tu t'en es servi, il doit pas être bien loin" et dansmes dents je marmonne "si tu l'avais rangé dans ta caisse à outils, tu le retrouverais directement" (que meme qu'à l'intérieur de moi meme, apres avoir marmonné ca, je me marre toute seule) et là, c'est le drame, c'est au moment où je me marre comme une bonne toute seule que mon mari me regarde et pense à tort que je me fous de sa gueule, le drame je te dis!!!! Là, il croit aussi à coup sur, que son crucitruc, je l'ai  bien planqué rien que pour le faire chier, alors que, NON, pas du tout.

Donc, je ne réponds pas à ce qui pourrait être la déclaration de la troisième guerre mondiale et je ronge mon frein (mais quand même, ca me gonfle intérieurement) et je vaque à mes obligations, à 14h15.... Et à 14h40, je vois l'homme qui tourne en rond (voir limite en carré) apres son tournevis de merde et me voilà obligée (toi qui est une princesse, une femme quoi) de devenir bien grossiere et de me dévouer pour sauver mon mari qui a la couleur d'un piment qu'a grillé au soleil tout l'été tellement il est vénère! Bilan de la premier phase, 25 minutes de perdues pour que dalle.

14h40, tel un archéologue, j'entreprends des fouilles dans les recoins du merdier de l'établi, sans l'ouvrir, toujours dans le but de ne pas ouvrir les hostilités et en évitant d'approcher la bete qui traque le manche noir et orange du cruciforme, tel le renard traque la poule quand il a la dalle! 14h50, putain, un manche orange et noir! limite j'ai envie de hurler de joie, joie vite retombée, il est pas crucitruc le tournevis, il est plat, chié! (j'ai carrément choppé la gromoïte aïgue là)

35 minutes de perdues, le desespoir est proche, l'implosion de l'homme aussi... Pour moi, c'est trop, j'abandonne la partie de cache cache, le tournevis, il est trop fort!!!

Et là, le dénouement est proche, parce que je rentre, je prends ma clope, ouvre ma fenetre pour fumer au carreau et ô joie (comme quoi parfois fumer, c'est pas le mal absolu) !!! le tournevis, il est sur l'appui de fenetre devant mes yeux (pas rangé bien sur) mais à MA merci, parce que JE le vois MOI! gniark, gniark, gniark, JE suis la maitresse du monde et J'ai le pouvoir absolu, je le dis, ou il cherche???

35 minutes pour le tournevis, 5 minutes pour la clope! 40 minutes, on y est!!!

Vengeance, plat froid tout ça...... J'fume ma clope, tranquille et détendue!!!!! Allez, tranquille, je balance "Héééé, il est là le cruciforme, sur le rebord de la fenetre, tu l'as posé là et comme les jambes n'ont pas l'air de lui avoir poussé depuis la derniere fois (comme la tasse à café à coté du lave vaisselle NDLR), il t'attendait sagement" (en fait, crois moi, mais à l'instant présent, je jubile mais grave)

Allez mon mari, répare moi la tondeuse qu'on ratiboise la pâture qui nous sert de pelouse (ou la pelouse qui nous sert de pature)

Et là, j'entends des chbings, des clings, des clics clics, des chiés, des merdes, des grouiks-grouiks (les onomatopées, c'est le bruit des outils et de la féraille, le reste, c'est la poésie qui entoure la réparation du bazar), des clangs, des putains, des brins aussi, je dis aux gamins de rester hors de tout ca afin de protéger leurs oreilles des gros mots surtout, sont encore un peu innocents (un peu hein), en disant "c'est une affaire entre Papa et la tondeuse mes chéris, laissez-les, ils s'aiment, à leur maniere, mais ils s'aiment" et tout à coup, vacarme infernale, suivi de "mes burnes, tout ca pour mon cul" et là, c'est le drame, 45 minutes pour le cruciforme, 25 minutes pour le démontage-testage de l'engin pour t'entendre dire "Nénette (oui, mon homme, il est poète à ses heures), l'tondeuse elle est morte, c'est l'bobine qu'à laché!"

Je me tâte si j'vais pas m'acheter un mouton du coup, apres qu'il aura bouffé l'herbe, j'pourrai l'bouffer aussi tiens et en plus, je sais où sont rangés les pics à brochettes pour le barbecue, moi!

mouton

Posté par vanessa1976 à 10:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Un homme, une tondeuse, 40 minutes et des gros mots

    Yeah ! Bienvenue sur la blogo et son univers impitoyable

    Posté par Mme D, 26 mars 2012 à 10:22 | | Répondre
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